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Communiqué                                                                  le 26 janvier 2004

En date du 19 janvier 2004, le Docteur Levy-Soussan adresse une lettre de démission de son poste de vice-président du Conseil National pour l’Accès aux origines Personnelles (CNAOP), à Monsieur le Ministre de la Santé Jean François Mattei.

Elle met directement en cause les dérives du Conseil et soulève de part et d’autre des interrogations quant au devenir de cette institution qui n’ont pas lieu d’être.

Pour sa part le Mouvement pour le Droit d’Accès aux origines Familiales (MNDA) ne conteste pas l’utilité du CNAOP, il a des pouvoirs d’investigations important dont seul un organisme administratif peut être doté en raison de la nécessité d’assurer le respect de la vie privée des familles de naissance recherchées ; cela n’empeche pas que ses pouvoirs soient correctement utilisés. C’est pourquoi en ce qui concerne les méthodes employées pour contacter les mères de naissances, le MNDA déplore la pratique de l’envoi de lettres recommandées à celles-ci, il n’y a aucune garantie que ces lettres soient remises en main propres aux intéressées.

Le MNDA a des critiques ciblées qui ne remettent pas en cause l’existence de cette institution, mais qui visent des dysfonctionnements ponctuels et aisément corrigibles.

ü      Refus des membres du secrétariat de s’identifier, lors des appels téléphoniques des usagers, l’affectation des dossiers n’est pas transparente, courriers sans réponse.

ü      Absence d’un spécialiste en recherches, en effet on constate que les moyens existants pour rechercher les familles de naissance ne sont pas connus du CNAOP.

ü      Nous dénonçons, les querelles de personnes, d’autre part la politisation du débat, les nominations politiques, nous doutons de la volonté réelle du gouvernement d’assurer un véritable droit aux origines.

En effet la loi a consacré l’avenement du droit aux origines dans le droit français, il reste maintenant à affiner ses modalités d’application, ce qui impose en particulier de résoudre certains problèmes pratiques et juridiques, comme celui des droits des frères et soeurs séparés, celui de la communication des dossiers de plus de 60 ans, qui est normalement libre, et encore celui de la localisation des dossiers détenus par les Oeuvres privées d’adoption ayant cessé leurs activités, ou par les services sociaux algériens.

L’omnipotence du secrétariat général est bien réelle, refus de concertation avec les associations, refus d’entendre les doléances des particuliers que nous transmettons, refus d’entendre les propositions que nous soumettons afin d’améliorer le fonctionnement du CNAOP.

Il est utile de rappeler que le MNDA a largement contribué à la création du CNAOP, et travaille sur le terrain depuis quatorze ans, le MNDA a reçu au total depuis sa création 36806 demandes d’accès aux origines, effectué plus de 9800 médiations et retrouvailles, notre expérience dans ce domaine ne peut être remise en question ....... sauf par le CNAOP.

Nous avons été très surpris de constater que des membres du secrétariat général s’étaient rendus au Canada pour effectuer un stage de formation auprès d’un organisme d’état, qui fait certes du bon travail, mais dans un pays ou le droit aux origines existe depuis longtemps et qui est régi par des régles différents du droit français, détail qui a son importance, l’accouchement sous x n’existe pas au Canada, voyage, séjour, formation... à quel prix ?, alors qu’il existe en France des expériences qui fonctionnent très bien dans le domaine des recherches et de médiation. Cela fait tellement  « chic, de dire, n"ayez aucune crainte, j"ai fait une formation au Canada », propos tenus par un membre du secrétariat général du CNAOP à une adhérente du MNDA, nous ne doutons pas de la qualité du travail effectué par certains membres du secrétariat général et du Conseil, mais ils sont trop peu nombreux pour le bon fonctionnement de cet organisme.

Monsieur Lévy-Soussan dénonce une recrudescence des accouchements sous x et de dépôts sauvages de bébés depuis l’entrée en vigueur de la loi du 22 janvier 2002.

Depuis le vote de la loi aucune enquête n’a été effectuée, sur quelles statistiques se refère t-il ?

Il est utile de rappeler que contrairement à ce qu’affirme l’article de Blandine Grosjean (Libération du 23 janvier 2003) ce n’est pas EFA (Enfance et Famille d’Adoption) qui a organisé le « coup d’état » pour limoger le précédent Président et Vice-présidente du CNAOP, ce coup d ‘état a été organisé par le MNDA qui su mobiliser les Associations concernées par le droit aux origines, à l’adoption et à la protection des femmes, afin de préserver un droit aux origines respectueux de toutes les parties concernées, parents de naissance, enfants, parents adoptifs, ce n’est qu’à cette condition que nous pouvons espérer dans un avenir proche, la disparition de l’accouchement anonyme.

Pour conclure, nous tenons à indiquer que depuis 2002, le MNDA, a mis en place un comité de vigilance, qui va rendre son rapport d’ici la fin du premier trimestre 2004, et qui sera remis à Monsieur le Ministre de la Santé et aux personnes intéressées.

 

  

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